12 avril 2007
Déménagement!
Un retour, mais sur une autre terre... Pour me lire, suffit de vous rendre
juste là!
Rédigé par Kenza à 00:18

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15 septembre 2006
Quand on use de son titre pour enfoncer l'Islam...
Je n'arrive toujours pas à comprendre comment un homme cultivé, un homme qui est le chef de plus d'un million de personnes dans le monde, vient à faire des amalgames en affirmant que l'Islam est étroitement lié à la violence. Je suis outrée, dégoûtée.
Le chef de l'Église catholique romaine a aussi cité un dialogue entre un empereur byzantin du 14e siècle et un érudit perse, qui affirmait: « montre-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que des choses diaboliques et inhumaines. »
Benoît XVI, de plus, a soutenu qu'à ses yeux, pour l'islam, « Dieu est absolument transcendant; sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, pas même celle de la raison. » Radio-Canada
Dans un discours très philosophique sur la foi et la raison, mardi 12 septembre, le pape Benoît XVI avait implicitement dénoncé le rapport de l'islam à la violence et son manque de lien avec la raison, à l'opposé selon lui du christianisme, en déclarant notamment : "Celui qui veut conduire quelqu'un à la foi a besoin de bien parler et de raisonner correctement, au lieu [d'user] de la violence et de la menace."
Les réactions à ses propos n'ont pas tardé. Jeudi 14 septembre, le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, a demandé à l'Eglise qu'elle"clarifie sa position, afin qu'elle ne confonde pas l'islam, qui est une religion révélée, et l'islamisme qui n'est plus de la religion mais une idéologie politique".
DÉCLARATIONS "HAINEUSES ET HOSTILES"
"Nous souhaitons des rapports d'amitié avec le christianisme, première religion en Europe", a insisté celui qui est aussi le recteur de la mosquée de Paris, "le pontificat de Benoît XVI doit porter les fruits des efforts de Jean-Paul II dans le dialogue interreligieux et l'amitié contre les dangers communs qui menacent tous les croyants, à savoir en particulier l'extrémisme, le radicalisme, l'intolérance et la violence". Le Monde
Comment un imminent théologien peut en venir à détruire les efforts de ses prédécesseurs comme Jean-Paul II et venir entretenir ce lien haineux et faussé que fait une trop grande partie de la population mondiale? Lorsque le Pape affirme que l'Islam n'est que violence, comment faire comprendre ensuite aux gens qu'Islam et islamisme sont deux choses totalement différente?
Et biensûr, encore une fois, avec les réactions des musulmans à travers le monde, ce sera l'Islam et ses adeptes qui seront pointés du doigt. Les musulmans sont les gros méchants. Ne venez surtout pas me lire, je suis dangereuse, je suis musulmane. Méfiez-vous.
Rédigé par Kenza à 22:42

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13 septembre 2006
L'après 9.11
J'allais poster ce billet il y a deux jours, mais après réflexion, je me suis dit qu'il serait plus approprié de le poster après le fameux 11 septembre. Depuis deux jours, nous avons droit aux émissions spéciales commémoratives de ce triste jour. Une tonne d'articles ont poussé et poussent ici et là pour nous répéter sensiblement les mêmes trucs, mais encore, tout comme l'après 9.11 2001, on ne cesse la généralisation. La désinformation persiste et encore une fois, ce sont les musulmans qui sont pointés.
Loin de moi l'idée d'enlever de l'importance aux attentats du 11 septembre. Loin de moi l'idée de ne pas compatir aux malheurs de milliers de gens. Nous nous rappelons la mémoire de certains, nous avons de l'empathie pour les victimes directes ou indirectes toujours vivantes. Mais nous avons trop tendance à oublier une certaine catégorie de gens qui souffrent des répercussions de ces attentats. Ces gens, se sont les arabes ET les musulmans. Je distingue les deux, car il y a nuance à faire. Les amalgames se font trop faciles dans la tête des occidentaux. Pour une bonne partie de la population occidentale, arabe signifie musulman. Tu as une tête d'arabe, tu es musulman. Pour cette même partie de gens, tu es musulman, peu importe ton origine, tu es un illuminé, tu es un danger potentiel, on doit se méfier. Malheureusement, je ne généralise que très peu. Étant mariée à un marocain musulman, étant canadienne musulmane, ayant comme entourage énormément de musulmans, d'arabes de diverses religions et d'arabes musulmans, je peux vous dire que le 11 septembre 2001 signifie autre chose pour nous, en plus de toute la désolation et l'empathie pour les victimes. Ce 9.11 signifie une intolérance grimpant en flèche, un racisme entretenu par la désinformation, une tonne d'amalgames et l'ignorance bien grasse dans laquelle aiment se complaire bien des citoyens. Le 11 septembre signifie pour nous une recrudescence des chuchotements ici et là, des regards lourds de sens, du culte de la peur. Ce que j'ai pu entendre comme connerie depuis ce 9.11. J'en entendais bien avant, mais depuis ce jour fatidique, c'est plus fréquent, plus lourd, plus direct, plus insoutenable.
Pourquoi est-ce si difficile pour certains d'aller s'informer avant de raconter du n'importe quoi? Pourquoi ne prennent-ils pas la peine d'essayer de faire la part des choses? Ne comprennent-ils pas que derrière tout arabe, tout musulman, il y a un humain d'abord et avant tout? Combien de fois j'ai pris le temps d'expliquer les nuances entre intégriste et musulman à plein de personnes ? Ça n'a rien donné ou presque. Les préjugés reviennent rapidement et bang, l'étiquette gratuite est apposée. Parfois, on jurerait que nous avons la lèpre. Même qu'avoir la lèpre, je crois que les gens seraient plus à l'écoute.
Avec tout ce que les américains ont pu faire comme victimes gratuites ici et là, pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas visés par des amalgames? Il y en a certain pour dire: ''Ahh, ces américains...'', mais rien de bien grave. Les horreurs que des soldats américains ont perpétrées à Guantanamo ou encore en Irak et j'en passe, on les oublie rapidement. Pas important ça, c'était des ''gens de seconde zone'' les victimes. Des musulmans, des arabes, des si, des ça. Pas important. Par contre, si les victimes avaient été canadiennes ou américaines, ça serait tout autre. Triste tout de même qu'en 2006, nous en sommes toujours à ces catégorisations. Triste qu'en 2006, alors que nous avons accès à toutes les sources d'information nécessaires, que l'ère du net facilite les choses, les gens se limitent à ce qui est véhiculé aux bulletins d'informations. Triste qu'ils agissent comme le veulent et l'espèrent les têtes dirigeantes, celles pour qui sa paie d'entretenir cette brume sur l'Islam et l'intégrisme religieux. Car, bien évidemment, c'est de deux choses différentes que l'on parle. J'en ai marre d'entendre ''9.11''. Pourquoi on ne me parle pas de 10 décembre? De 24 juillet? Des dates comme des autres oui. Mais sûrement des dates qui ont été marquantes d'atrocités quelque part dans le Monde.
Rédigé par Kenza à 12:50

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18 août 2006
Bilan d'un mois écoulé...
Un mois, que dis-je, plutôt un mois et demie plus exactement. Le 5 juillet au midi, il me prenait entre ses bras et m'embrassait. Je m'étais jurée de ne pas verser de larmes. Surtout qu'il y avait les enfants et D. Lorsqu'il avait précédemment serré sa cocotte contre lui, notre cocotte, c'est tellement venu me chercher que j'avais déjà les émotions à fleur de peau. Elle pleurait et disait que deux mois, ça serait trop long. Je la raisonnais, mais au fond de moi, je me sentais bien hypocrite. Moi qui pensais tout à fait comme elle. Deux mois et quatre jours, c'était bien trop long. Lorsqu'il m'a pris entre ses bras, j'ai éclaté en sanglots. Incapable même de prononcer quelques paroles intelligentes et intelligibles. Incapable même de me retourner vers D. pour lui souhaiter bon voyage. Étais-je dramatique? Je ne crois pas. En fait, pour avoir vécu la séparation à quelques reprises, c'était comme si on me remémorait à nouveau ces 27 longs mois pendant lesquels nous avons déjà été séparés. Deux mois et quatre jours, c'est d'un ridicule à côté de celà.
Un mois et demie d'envolé très doucement. Et j'envisage les jours qui restent jusqu'au 9 septembre comme un décompte qui n'en finira jamais. '' Il reste peu... '', qu'il me répète souvent au téléphone. Probable et même réel, mais dans ma tête, ça semble une éternité. Les enfants commencent eux aussi à s'impatienter. Ils le pleurent pour un oui et un non, la grande me demande sans cesse combien de dodos il reste. Le début des classes est tout près, j'ose espérer que tout s'enchaînera avec rapidité ensuite.
D'ici là, j'attends mardi avec impatience. Une soirée où je décrocherai de la maison, des enfants. Une soirée orchestrée par une très bonne amie qui m'a dit: ''On va te sortir''. Une bonne thérapie.
Rédigé par Kenza à 17:16

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10 août 2006
Conversation entre ma fille et mon fils
Ma fille de six ans partait hier faire quelques courses avec une amie à nous. Elle était bien fière d'y aller et je lui avais donné 3$ pour qu'elle puisse s'acheter quelque chose à boire si elle en avait envie. Elle revient donc en fin d'aprem, toute fière, avec son sac du Dollarama. Elle me dit, toute excitée, qu'elle s'est achetée une surprise au Dollarama avec ses sous et qu'elle en a acheté une à son petit frère de deux ans pour lui faire plaisir. Je la trouve donc très mignonne d'y avoir pensé.
Les jouets Dollarama étant ce qu'ils sont, la voiture de course téléguidée de son frère n'est plus en état de fonctionner depuis cet aprem. Ça reste ainsi. Avant le dodo tout à l'heure, je leur permets de se coucher ensemble dans le lit de la grande puce et ils regardent un de nos albums-photos. J'étais à la salle de bain, juste à côté, en train de plier les vêtements alors que j'entends ma fille dire à son frère: '' La prochaine fois que j'irai faire des courses, je ne t'achèterai plus une surprise du Dollarama. C'est trop cheap. J'irai chez Wal-Mart, car les jouets sont plus solides là-bas.'' Et son frère de répliquer: ''Oui, wann-matt''.
Vraiment très drôle ce qu'elle peut sortir parfois. Lorsque C est venue la reporter hier, elle me raconte qu'elles sont allées manger une crème molle, mais elle me raconte toute l'histoire derrière cette crème molle. Elles étaient en train de rouler en voiture lorsque C dit à ma fille qu'il fait vraiment chaud. Ma fille, profitant biensûr de l'occasion, lui dit qu'elle a un bon truc pour les moments où on a trop trop chaud. C lui demande donc quel est son truc. Ma fille de répondre: ''Suffit juste d'aller manger une crème molle et en plus, moi je connais le meilleur endroit pour les crèmes molles''. Que six ans, mais elle en a dedans en titi. Je n'ai pas trop hâte de voir ça à 10 ans.
Rédigé par Kenza à 20:12

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01 août 2006
Des vacances...
Depuis cinq ans que je rêve de vacances, de vraies vacances en famille, mais également de vacances toute seule. Cinq ans sans vacances. Plusieurs raisons ont fait que pendant les cinq dernières années, je n'ai pas eu de vacances. Je suis rentrée du Maroc seule avec ma cocotte adorée. Casse-tête impossible pour m'installer, me trouver du boulot, tout réacheter, car je n'avais plus rien en sol canadien. J'ai été plus de deux ans à jouer à la maman monoparentale. N'ayant ni gardienne outre la garderie en semaine ni vraiment de coussin financier, je restais bien sagement chez moi avec la petite. Je l'adore ma fille, mais pendant ces longs mois, j'ai souvent eu envie d'avoir au moins un petit répit d'une semaine, question de refaire le plein. Pas toujours évident de faire la maman enjouée, alors qu'en fait, la maman est sur la déprime parce qu'elle s'ennuie à mourir de son mari, qu'elle aurait besoin d'évacuer la pression en se réservant une soirée avec elle-même. Dire que dans les premiers mois, je n'avais ni télé, ni radio, ni ordi. Je dormais sur un matelas gonflable alors que la petite dormait sans son parc. Je passais la journée à jouer avec elle et ses jouets que j'avais ramené du Maroc. Le soir, je lisais et relisais mes romans qui étaient restés dans une caisse chez ma mère. J'étais heureuse tout de même, car je me disais que bientôt, j'aurais tout réacheté et tout serait prêt pour l'arrivée de mon amour en terre canadienne. Jamais je n'aurais cru que ça aurait pris autant de temps.
Les dernières vacances que j'ai eu ont été magnifiques. Tout un mois en France, chez mon beau-frère et ma belle-soeur. Tout un mois avec mon petit mari, mon neveu et ma nièce. Un mois vraiment agréable à Laval. Mais ce mois, c'était il y a cinq ans.
F. est ensuite arrivé ici. Folie furieuse ici, car fallait nous réajuster. Fallait que nous reprenions l'habitude de vivre en couple. À travers ça il y avait la petite qui ne voulait que son papa dont elle s'était ennuyée et il y avait l'adaptation difficile que devait vivre F. La première année a été très difficile. Nous vivions que sur mon petit salaire, F. devait se refaire un cercle d'amis, il vivait toute sorte de frustrations, ça créait des froids entre nous, des engueulades, je perdis mon emploi et ce fut vraiment la galère.
L'année suivante, grossesse de mon petit loup. Travail, grossesse, perte du travail à 5 mois de grossesse. L'homme qui accumule les jobines et essaie de se monter un réseau. Pas de vacances possibles. Encore moins lorsqu'il perd son emploi juste avant que j'accouche. Petit loup naît et je ne peux supporter de voir F. se ronger les sang parce qu'il ne trouve pas d'emploi. Il se fait souvent expédier en entrevue simplement parce qu'il est d'origine arabe et ça le tue. Je mets donc de côté tous mes beaux principes de maman à la maison les premiers mois et je retourne sur le marché du travail alors que mon petit loup a tout juste deux mois et quelque et malgré le fait que mon médecin m'avait dit de prendre trois mois de repos après un accouchement d'urgence par césarienne sous anesthésie générale. Travail de soir/nuit, trop souvent 6 jours sur 7. Pas de vacances. Nouveaux problèmes à l'horizon, parce que F. se sent coupable de ne pas subvenir aux besoins de sa famille. Tensions nombreuses entre nous, car je suis dans ma descente vers une dépression majeure. L'été où je démissionne, lui se trouve enfin des contrats de travail intéressant, donc oublions les vacances. Et ça été ainsi aussi l'été dernier. Ah oui, F. travaillait beaucoup, notre condition de vie s'améliorait de plus en plus financièrement parlant, mais côté vacances ou repos, on oublie.
Nous arrivons donc à 2006. Après les Fêtes, je me dis qu'enfin, cet été, nous aurons au moins un été potable. F. aura tout un mois de congé, nous aurons les moyens de bouger un peu. Nous envisageons partir à Sherbrooke, à Montréal. Je me dis que nous aurons le temps de voyager, d'aller au zoo de Granby, etc. Pas des trucs compliqués, mais bon, du temps de repos, enfin. Lorsqu'il a eu l'offre de boulot pour les deux mois au Maroc, j'étais bien heureuse pour lui. Je me disais qu'il pourrait voir sa mère et toute sa famille et ce, sans débourser le moindre sou. J'étais vraiment heureuse, car je savais qu'il avait repoussé un voyage au Maroc, car ce n'était pas tout à fait encore le temps financièrement parlant. Malgré tout, je rageais. Qui allait encore passer un été de fou toute seule avec les enfants? Qui allait encore ne rien faire et ne pas avoir de temps pour elle?
Les choses n'ont pas changé et je n'aurai pas de temps pour moi. Mais dès vendredi matin, 5h précise, j'aurai de petites vacances avec les enfants. Je vais sortir de ce mausus de Saguenay et voir d'autres têtes. Je vais prendre un petit trois jours pour bouger un peu, voir ma tante et son conjoint, relaxer avec eux, mettre des visages sur des amies d'un forum que j'adore et changer le mal de place. C'est peut-être banal comme petit voyage, mais dans mon petit coeur, dans ma petite tête, ça fait vraiment plaisir. Maintenant, il ne me reste qu'à patienter d'ici vendredi...
Rédigé par Kenza à 17:42

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29 juillet 2006
Je déteste la distance...
Surtout lorsque celle-ci fait que je ne peux être près de celui que j'aime alors qu'il est malade. Je le vois bien à sa voix qu'il est en très piteux état. Le connaissant, il minimise son état comme toujours, mais déjà, il m'inquiète. Alors en sachant qu'il me dresse un tableau allégé, je suis très inquiète et je ne supporte pas cette distance. Heureusement, je sais que sa tante le soigne très bien et que sa mère le dorlote comme jamais.
Rédigé par Kenza à 22:22

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